# Aucun sitemap référent détecté : comment corriger cette erreur ?

Dans l’univers complexe du référencement naturel, le message « Aucun sitemap référent détecté » apparaît fréquemment dans la Google Search Console et suscite régulièrement l’inquiétude des propriétaires de sites. Cette notification, bien qu’elle puisse sembler alarmante au premier abord, ne constitue pas nécessairement un obstacle majeur à votre visibilité en ligne. Cependant, comprendre son origine et savoir quand intervenir reste crucial pour optimiser la découverte de vos contenus par les robots d’exploration de Google. Les sitemaps XML jouent un rôle facilitateur dans l’indexation, particulièrement pour les sites volumineux ou ceux présentant une architecture complexe. Lorsque Google indique qu’aucun sitemap référent n’a été détecté pour une URL spécifique, cela signifie simplement que cette page a été découverte par un autre moyen : liens internes, backlinks externes ou soumission manuelle via l’outil d’inspection d’URL.

Comprendre l’erreur « aucun sitemap référent détecté » dans google search console

Le statut « Aucun sitemap référent détecté » apparaît dans la section Découverte du rapport d’inspection d’URL, accessible en saisissant n’importe quelle adresse dans la barre de recherche supérieure de la Search Console. Cette information technique renseigne sur la méthode par laquelle Googlebot a initialement identifié votre contenu. Contrairement à une idée répandue, ce message ne représente pas automatiquement un problème critique nécessitant une intervention immédiate. Les moteurs de recherche disposent de multiples canaux pour découvrir vos pages : exploration des liens internes, suivi des backlinks, consultation des sitemaps XML, ou encore soumission manuelle d’URLs. Lorsque Google mentionne l’absence de sitemap référent, cela indique simplement que la page concernée n’a pas été trouvée via votre fichier sitemap.xml, mais plutôt par une autre méthode d’exploration.

Analyse du message d’erreur dans les rapports de couverture d’index

Pour accéder à cette information précise, rendez-vous dans la Google Search Console, entrez l’URL concernée dans la barre d’inspection, puis ouvrez le rapport « Indexation des pages ». La section Découverte contient deux champs essentiels : « Sitemaps » et « Page d’origine ». Le champ Sitemaps affiche soit l’URL du sitemap contenant cette page, soit le message « Aucun sitemap référent détecté ». Cette donnée fournit un aperçu de la façon dont Google a initialement rencontré votre contenu. Il convient de noter que Google n’actualise pas systématiquement ces informations après l’indexation initiale, ce qui explique pourquoi le statut peut persister pendant plusieurs mois, même après l’ajout de l’URL dans votre sitemap XML. Cette particularité technique signifie qu’une page parfaitement indexée peut conserver indéfiniment ce statut sans que cela n’affecte négativement sa visibilité dans les résultats de recherche.

Différence entre sitemap XML soumis et sitemap référent

La distinction entre un sitemap soumis et un sitemap référent mérite clarification. Lorsque vous soumettez un fichier sitemap.xml via la Search Console, vous indiquez à Google une liste d’URLs que vous souhaitez voir explorées et potentiellement indexées. Cependant, le « sitemap référent » désigne spécifiquement le fichier par lequel Google a effectivement découvert une page donnée. Si Googlebot explore votre site via des liens internes avant de consulter votre sitemap, ou si vous utilisez l’outil de demande d’

outil d’inspection d’URL, la page sera découverte sans que le sitemap ne soit impliqué dans ce premier contact. Autrement dit, vous pouvez très bien avoir un sitemap XML soumis et valide, et malgré tout voir le message « Aucun sitemap référent détecté » pour une partie de vos pages. Le sitemap soumis est donc une déclaration d’intention, tandis que le sitemap référent traduit la réalité du chemin suivi par Googlebot au moment de la découverte initiale. Comprendre cette nuance évite de confondre un simple indicateur de contexte avec un véritable problème de référencement.

Impact sur le crawl budget et l’indexation des pages

Se pose alors une question légitime : l’absence de sitemap référent pour une URL a-t-elle un impact sur le crawl budget et l’indexation des pages ? Dans la grande majorité des cas, la réponse est non, à condition que votre maillage interne soit solide et que vos contenus soient jugés suffisamment qualitatifs. Google précise lui-même que les sitemaps sont un signal parmi d’autres pour organiser l’exploration, mais qu’ils ne garantissent ni le crawl ni l’indexation. Pour un petit site de quelques dizaines ou centaines d’URLs, un maillage propre et des liens internes bien pensés suffisent souvent à assurer une bonne découverte des pages, même sans sitemap.

En revanche, sur des sites volumineux (plusieurs milliers de pages et plus), un sitemap XML bien configuré peut contribuer à mieux orienter le crawl budget. Il sert alors de carte d’ensemble, particulièrement utile pour les sections profondes ou moins bien reliées. Si les pages stratégiques d’un gros site ne sont jamais présentes dans un sitemap ni suffisamment liées en interne, elles risquent de rester trop longtemps dans l’état « Détectée, actuellement non indexée » ou « Explorée, actuellement non indexée ». L’absence de sitemap référent n’est donc pas, en soi, un facteur pénalisant, mais elle peut révéler une stratégie d’exploration sous-optimale quand elle se cumule avec un maillage interne faible ou un site très étendu.

Cas particuliers des sites WordPress, shopify et PrestaShop

Sur WordPress, Shopify et PrestaShop, la génération de sitemaps XML est le plus souvent automatisée, ce qui limite les erreurs… mais ne les élimine pas totalement. Sur WordPress, vous pouvez disposer simultanément du sitemap natif (/wp-sitemap.xml) et d’un sitemap généré par un plugin SEO (Yoast, Rank Math, All in One SEO, etc.). Dans ce cas, il est fréquent que Google utilise un seul de ces fichiers comme source principale, ce qui peut expliquer pourquoi certaines URLs apparaissent sans sitemap référent, surtout si elles sont découvertes en priorité via le maillage interne. Sur Shopify, le sitemap principal est généralement disponible à l’adresse /sitemap.xml, avec des sous-sitemaps pour les produits, les collections et les pages.

PrestaShop, de son côté, s’appuie souvent sur un module dédié pour générer le sitemap. Selon la configuration, certaines pages (filtres, variantes produits, pages de recherche interne) peuvent être exclues volontairement du sitemap pour éviter le contenu dupliqué. Si Google découvre ensuite ces URLs via les liens internes ou des paramètres d’URL, vous verrez apparaître le message « Aucun sitemap référent détecté » sans que cela soit nécessairement un problème. Pour ces CMS, l’enjeu n’est donc pas tant de faire disparaître le message que de vérifier que vos pages clés figurent bien dans un sitemap XML et sont correctement reliées à l’intérieur du site.

Diagnostic technique de l’absence de sitemap référent

Lorsque le message « Aucun sitemap référent détecté » apparaît sur une page non indexée ou stratégique, il devient pertinent d’engager un diagnostic technique. L’objectif n’est pas seulement de faire apparaître un sitemap référent dans la Search Console, mais de s’assurer que Google peut accéder sans friction à votre fichier sitemap XML et, plus largement, à vos URLs importantes. La démarche consiste alors à vérifier, étape par étape, tout ce qui pourrait empêcher Google de récupérer efficacement votre sitemap : fichier robots.txt, en-têtes HTTP, redirections, accessibilité serveur, etc. Vous allez voir qu’une large part des problèmes provient d’éléments relativement simples à corriger une fois identifiés.

Vérification du fichier robots.txt et de la directive sitemap

Le premier réflexe consiste à examiner votre fichier robots.txt, accessible à l’adresse https://votredomaine.com/robots.txt. Ce fichier doit idéalement contenir une directive Sitemap: pointant vers l’URL exacte de votre sitemap, par exemple : Sitemap: https://votredomaine.com/sitemap.xml. Assurez-vous que cette URL est correcte, ne comporte pas de faute de frappe et n’est pas bloquée par une directive Disallow. Un simple Disallow: /sitemap ou un blocage global du type Disallow: / peut suffire à empêcher Google de récupérer votre fichier.

Pour aller plus loin, il est utile d’analyser la réponse HTTP de l’URL de votre sitemap avec un outil comme httpstatus.io ou un équivalent. L’URL doit renvoyer un code 200 direct, sans erreur ni redirection en chaîne. Si votre sitemap redirige, par exemple, de /sitemap.xml vers /index.php?route=sitemap, assurez-vous que la version finale renvoie bien un 200 et non un 404, 403 ou 500. Vous pouvez également tester l’URL du sitemap dans l’outil d’inspection d’URL de la Search Console pour vérifier si la « Récupération de page » est indiquée comme « Réussie ». Si Google ne parvient pas à accéder à votre sitemap, il ne pourra évidemment pas le citer comme sitemap référent pour vos pages.

Inspection des en-têtes HTTP et du X-Robots-Tag

Un autre point souvent négligé concerne les en-têtes HTTP renvoyés par votre serveur, et en particulier le champ X-Robots-Tag. Ce header permet de donner des consignes d’indexation ou de non-indexation au niveau serveur, avant même l’analyse du code HTML. Si, par erreur, votre sitemap est servi avec un en-tête X-Robots-Tag: noindex ou none, Google pourra le consulter pour découvrir des URLs, mais il pourra aussi décider de le traiter comme une ressource de faible intérêt ou ignorer certains signaux associés. Dans les cas extrêmes, une mauvaise configuration peut conduire Google à ne pas récupérer du tout le fichier.

Pour vérifier ces en-têtes, utilisez un outil d’analyse HTTP ou un crawler comme Screaming Frog en mode « Liste » pour tester directement l’URL de votre sitemap. Contrôlez aussi le type de contenu renvoyé (Content-Type: application/xml ou text/xml) afin d’éviter les cas où le fichier serait servi comme du HTML classique. Un sitemap qui « semble être une page HTML » (erreur fréquente sur WordPress lorsque le fichier est intercepté par une page d’erreur ou un plugin) ne sera pas exploité correctement par Google. En résumé, vos en-têtes HTTP doivent être propres, explicites et cohérents avec l’usage attendu du sitemap XML.

Audit des redirections 301/302 vers le sitemap XML

Les redirections autour du sitemap constituent une autre source d’erreurs fréquentes. Dans l’idéal, l’URL que vous déclarez dans votre robots.txt et dans la Search Console doit pointer directement vers une ressource qui renvoie un code 200. Or, il n’est pas rare de rencontrer des configurations où /sitemap.xml redirige vers /sitemap_index.xml, qui lui-même redirige encore vers une autre URL. Chaque redirection supplémentaire augmente le risque d’erreur, de timeout ou de mauvaise interprétation par les robots.

Un audit simple consiste à lancer un test HTTP sur l’URL du sitemap et à observer la chaîne de redirections éventuelles. Si vous constatez plusieurs 301/302 successives, essayez de les simplifier en n’en conservant qu’une seule étape, voire en déclarant directement l’URL finale dans le robots.txt et dans la Search Console. Évitez également les redirections conditionnelles (par exemple, selon l’IP, le user-agent ou le protocole HTTP/HTTPS), qui peuvent conduire Google à recevoir une réponse différente de celle que vous observez dans votre navigateur. Un sitemap stable, accessible et sans redirections inutiles est un prérequis pour que Google le considère comme une source fiable de découverte d’URLs.

Contrôle de l’accessibilité du sitemap via screaming frog et google search console

Une fois les premières vérifications effectuées, il est judicieux d’utiliser des outils comme Screaming Frog et la Search Console pour valider l’accessibilité réelle du sitemap. Dans Screaming Frog, vous pouvez configurer le logiciel pour crawler votre sitemap XML en vous rendant dans Configuration > Spider > Crawl > XML Sitemaps, puis en cochant « Crawl these sitemaps » et en ajoutant l’URL du fichier. Après le crawl, lancez l’analyse (« Crawl Analysis > Start ») puis consultez l’onglet « Sitemaps ». Vous pourrez ainsi identifier les URLs orphelines (présentes dans le site mais absentes du sitemap) et vérifier que toutes les URLs déclarées dans le sitemap renvoient bien un code 200 et sont indexables.

Dans Google Search Console, la section « Sitemaps » vous permet de tester et de soumettre votre fichier. En saisissant l’URL du sitemap, vous obtiendrez un premier retour immédiat sur sa récupération (« Réussite », « Erreur », « Impossible à récupérer »). Vous pouvez également utiliser l’outil d’inspection d’URL pour le sitemap lui-même, ce qui vous donne une vision plus précise de la façon dont Googlebot voit la ressource. Si tout est en ordre (code 200, pas de blocage robots, pas de noindex), vous pouvez considérer que l’absence de sitemap référent sur certaines pages ne relève plus d’un problème d’accessibilité technique, mais plutôt du fonctionnement normal des mécanismes de découverte d’URLs.

Configuration correcte du sitemap XML dans robots.txt

Une bonne configuration du sitemap XML dans le fichier robots.txt permet à Google et aux autres moteurs de recherche de localiser rapidement la « liste officielle » de vos URLs. La syntaxe est simple : chaque ligne de directive Sitemap: doit contenir une URL absolue, par exemple :Sitemap: https://www.votresite.com/sitemap.xml. Si vous disposez d’un index de sitemaps (cas fréquent sur les gros sites ou avec des plugins SEO), vous pouvez déclarer simplement l’index principal, qui pointera lui-même vers les sitemaps secondaires. Il est aussi possible de déclarer plusieurs sitemaps dans le même robots.txt, par exemple un sitemap classique, un sitemap images et un sitemap vidéos.

Veillez à ne pas dupliquer les déclarations inutiles ou à faire référence à des anciennes URLs de sitemap qui n’existent plus. Un robots.txt propre, cohérent et à jour évite d’envoyer des signaux contradictoires aux moteurs. Gardez également en tête que la directive Sitemap: peut référencer des fichiers hébergés sur un autre domaine ou sous-domaine, mais cela demande une bonne raison (architecture multi-domaines, CDN, etc.) et une maîtrise avancée de votre infrastructure. Pour la majorité des sites vitrines, e-commerces ou blogs, un sitemap unique situé à la racine du domaine principal reste la solution la plus simple et la plus robuste.

Soumission et validation du sitemap via google search console

Une fois votre sitemap XML correctement configuré et déclaré dans le robots.txt, l’étape suivante consiste à le soumettre dans Google Search Console. Cette opération n’est pas obligatoire pour que Google découvre votre sitemap, mais elle accélère souvent sa prise en compte et vous donne accès à des rapports dédiés. C’est également le point de passage idéal pour détecter les erreurs de récupération, les problèmes de format ou les incohérences entre les URLs déclarées et celles réellement indexées. Voyons comment se déroule ce processus de soumission et comment interpréter les différents statuts renvoyés par l’interface.

Processus de soumission dans l’onglet sitemaps

Dans la Search Console, rendez-vous dans le menu « Indexation > Sitemaps ». Vous y verrez un champ « Ajouter un sitemap » dans lequel saisir le chemin de votre fichier, par exemple sitemap.xml si celui-ci se trouve à la racine de votre domaine. Une fois le sitemap soumis, Google effectue une première tentative de récupération et affiche immédiatement un statut. Vous pouvez soumettre plusieurs sitemaps (ou un index de sitemaps) pour un même site, ce qui est conseillé pour les sites volumineux ou segmentés par types de contenus (articles, produits, images, vidéos, etc.).

La Search Console conserve également l’historique des sitemaps soumis, avec la date de la dernière lecture effectuée par Google et le nombre d’URLs découvertes. Cette vue d’ensemble est très utile pour vérifier rapidement si un nouveau sitemap est bien pris en compte et si la volumétrie d’URLs détectées correspond à vos attentes. Si vous modifiez en profondeur votre structure de site ou vos paramètres de génération automatique de sitemap, pensez à soumettre à nouveau le fichier afin de forcer une nouvelle prise en compte par Google, même si ce n’est pas toujours instantané.

Interprétation des statuts « réussite », « erreur » et « impossible à récupérer »

Lors de la soumission d’un sitemap XML, la Search Console peut afficher plusieurs types de statuts, dont les plus fréquents sont « Réussite », « Erreur » et « Impossible à récupérer ». Le statut « Réussite » indique que Google a pu accéder au fichier et l’analyser sans rencontrer de problème bloquant. Cela ne signifie pas pour autant que toutes les URLs listées seront indexées, mais uniquement que le fichier sitemap est techniquement valide et exploitable. C’est l’état souhaitable dans un contexte normal.

Le statut « Erreur » signale qu’un problème a été détecté, souvent lié au format du fichier (XML invalide, balises mal fermées, encodage incorrect, etc.) ou à des URLs situées en dehors du domaine déclaré dans la propriété Search Console. De son côté, « Impossible à récupérer » relève plutôt d’un souci d’accessibilité : serveur indisponible au moment de la requête, code HTTP autre que 200, blocage via robots.txt ou pare-feu, voire surcharge temporaire. Dans ces deux derniers cas, il est recommandé de cliquer sur le sitemap concerné pour obtenir plus de détails, corriger l’erreur à la source (serveur, CMS, plugin, configuration) puis de demander une nouvelle tentative de récupération.

Gestion des erreurs 404 et 500 sur l’URL du sitemap

Quand Google tente de récupérer votre sitemap et obtient une erreur 404 (page introuvable) ou 500 (erreur serveur), il ne peut naturellement pas l’utiliser comme source fiable de découverte d’URLs. Une erreur 404 est souvent le signe d’un changement d’URL du sitemap non répercuté dans le robots.txt ou dans la Search Console, ou bien de la désactivation d’un plugin générant le sitemap. Dans ce cas, la correction passe par la remise en place du sitemap à l’URL initiale ou la mise à jour des références pour pointer vers la nouvelle URL valide.

Les erreurs 500, quant à elles, trahissent généralement un problème côté serveur ou CMS : surcharge, conflit de plugin, limitation de ressources, erreur de script PHP, etc. Un sitemap généré dynamiquement peut être plus exposé à ce type de soucis, notamment lors de pics de trafic ou de mises à jour techniques. L’idéal est de vérifier les logs serveur, de tester l’URL du sitemap à différents moments et, si nécessaire, de mettre en place un cache ou une optimisation spécifique pour la génération du fichier. Tant que ces erreurs persistent, Google aura tendance à ignorer le sitemap, ce qui peut rallonger le délai de découverte de vos nouvelles pages.

Temps de traitement et fréquence de mise à jour recommandée

Une fois un sitemap soumis et corrigé, il ne faut pas s’attendre à un effet instantané sur l’indexation. Google récupère et traite les sitemaps selon sa propre fréquence, en fonction notamment de la taille de votre site, de la fréquence de mise à jour de vos contenus et de la qualité globale perçue. Pour des sites de taille moyenne, il est courant que le sitemap soit relu tous les quelques jours à quelques semaines. Sur des sites d’actualité ou des e-commerces très actifs, la récupération peut être bien plus fréquente.

Concernant la mise à jour elle-même, un sitemap XML doit idéalement être régénéré automatiquement dès qu’une nouvelle page importante est publiée ou qu’une page existante change de statut (mise à jour significative, suppression, redirection…). Sur WordPress ou Shopify, les plugins et générateurs intégrés s’en chargent généralement sans intervention manuelle. Sur un site statique ou custom, vous pouvez planifier une tâche cron pour regénérer le sitemap à intervalle régulier (quotidien, hebdomadaire, selon votre cadence de publication). L’important est que le sitemap reflète au mieux la réalité de votre site, sans devenir obsolète ou truffé d’URLs mortes.

Résolution des erreurs de génération automatique du sitemap

Sur le papier, la génération automatique d’un sitemap XML par un CMS ou un plugin devrait simplifier la vie des administrateurs de sites. Dans la pratique, il arrive fréquemment que cette automatisation génère des erreurs : conflits entre plugins, fichiers mal formatés, sitemaps mis en cache comme des pages HTML, URLs non désirées incluses ou, au contraire, pages importantes oubliées. Pour corriger efficacement ces problèmes, il faut comprendre comment fonctionnent les principaux outils (Yoast, Rank Math, All in One SEO, etc.) et savoir quand il est préférable de recourir à un générateur externe ou à une solution personnalisée, notamment pour les sites statiques.

Configuration yoast SEO et rank math pour WordPress

Sur WordPress, Yoast SEO et Rank Math sont deux des extensions les plus utilisées pour générer automatiquement un sitemap XML. Pour Yoast, la configuration se fait dans le menu « SEO > Général > Fonctionnalités », où vous pouvez activer ou désactiver les « Sitemaps XML ». Un lien vous permet ensuite de consulter l’index de sitemaps, en général à l’adresse /sitemap_index.xml. Si vous constatez que certaines taxonomies (catégories, étiquettes) ou types de contenus inutiles sont inclus, vous pouvez affiner la configuration dans « SEO > Types de contenu » et « SEO > Taxonomies » pour exclure ce qui ne doit pas apparaître dans le sitemap.

Rank Math propose une approche similaire, avec des réglages disponibles dans « Rank Math > Réglages du plan de site ». Vous pouvez y activer ou non le sitemap principal, mais aussi décider d’inclure les produits WooCommerce, les pages, les articles, ou encore de générer un sitemap KML pour les données de localisation. Un problème courant sur WordPress consiste à laisser actifs à la fois le sitemap natif de WordPress (/wp-sitemap.xml) et celui du plugin SEO. Cela peut créer une confusion, voire des doublons. Dans ce cas, il est recommandé de désactiver le sitemap natif (via un snippet ou un plugin dédié) et de ne conserver que le sitemap de l’extension principale, que vous maîtrisez vraiment.

Paramétrage des plugins all in one SEO et the SEO framework

All in One SEO et The SEO Framework proposent eux aussi des modules de génération de sitemaps. Avec All in One SEO, vous trouverez les options dans « All in One SEO > Sitemaps ». Vous pouvez y activer le sitemap, choisir de segmenter le plan de site par type de contenu, exclure certaines catégories ou pages, et activer un sitemap d’images ou de vidéos. Assurez-vous que l’URL affichée dans cette interface correspond bien à celle que vous soumettez dans Google Search Console et que le fichier est accessible sans redirection étrange ni blocage.

The SEO Framework, plus léger et orienté performance, offre également un module de sitemap dans ses réglages généraux. Là encore, l’objectif est de vérifier que seules les pages réellement indexables sont incluses. Si un grand nombre de pages en noindex, redirigées ou protégées par mot de passe apparaissent dans votre sitemap, Google risque de le considérer comme peu fiable. Dans tous les cas, après toute modification importante de configuration, pensez à recharger l’URL du sitemap dans votre navigateur et à vérifier son code HTTP, puis à lancer un crawl rapide avec un outil comme Screaming Frog pour identifier d’éventuelles incohérences.

Solutions pour les sites statiques avec sitemap-generator et xml-sitemaps

Pour les sites statiques ou les architectures custom sans CMS, la génération du sitemap peut être confiée à des outils externes comme xml-sitemaps.com, sitemap-generator (script PHP, Node ou Python), ou encore aux fonctions intégrées de certains hébergeurs. Le principe est toujours le même : l’outil parcourt vos pages, liste les URLs découvertes et produit un fichier XML conforme au protocole sitemaps.org. Vous pouvez ensuite téléverser ce fichier à la racine de votre site (via FTP, par exemple) et le déclarer dans le robots.txt et dans la Search Console.

Pour aller plus loin, il est souvent intéressant d’automatiser ce processus via une tâche programmée (cron job) qui régénère le sitemap à intervalle régulier. Sur un site statique généré avec un framework (Hugo, Jekyll, Next.js en mode statique, etc.), le sitemap peut être produit automatiquement à chaque build, ce qui garantit sa fraîcheur. Veillez simplement à ce que le fichier final ne soit pas compressé ou transformé d’une manière qui le rendrait illisible (par exemple, servi comme HTML ou minifié sans respect de la structure XML). En cas de doute, passez toujours votre sitemap dans un validateur XML pour détecter les erreurs de syntaxe avant de le soumettre à Google.

Vérification post-correction et monitoring continu du sitemap

Une fois les corrections apportées, le travail ne s’arrête pas là. Le sitemap XML et le message « Aucun sitemap référent détecté » doivent être suivis dans la durée pour s’assurer que tout fonctionne comme prévu. Dans les jours qui suivent vos modifications, surveillez la Search Console : le statut du sitemap devrait passer à « Réussite » si des erreurs existaient auparavant, et le nombre d’URLs découvertes devrait refléter plus fidèlement la réalité de votre site. N’oubliez pas que l’information « sitemap référent » pour chaque page ne se met pas toujours à jour immédiatement, voire pas du tout, même si la page est bien ajoutée au sitemap après coup.

Pour un monitoring plus poussé, vous pouvez programmer des crawls réguliers avec Screaming Frog ou un autre crawler SEO afin de vérifier que : les URLs importantes sont bien présentes dans le sitemap, toutes renvoient un code 200, et aucune page en noindex ou redirigée ne s’y trouve par erreur. Cette approche vous permet également de repérer rapidement les pages orphelines, souvent oubliées du maillage interne et donc plus dépendantes du sitemap pour être découvertes. Au fil du temps, vous verrez que le sitemap devient moins un « pansement » pour corriger un problème d’indexation qu’un véritable outil de pilotage de votre stratégie SEO technique et de votre architecture de contenu.